Glanages

a2b2-ruth-tissotSouvent au gré des lectures, une phrase, un texte, nous parlent. Pourquoi ne pas nous les partager… ?  Histoire d’accueillir des paroles souvent positives et prophétiques et de ne pas sombrer dans la désespérance et le chagrin.
Triple rencontre : avec l’auteur, avec des frères et avec soi-même … pour vivre une fraternité la plus large possible…
C’est quoi glaner ?
 C’est, en situation de pauvreté et de précarité, cueillir les restes de la moisson. Image champêtre idyllique d’un temps révolu mais qui se réactualise dans nos villes aujourd’hui au vue de tous les personnes qui fouillent les poubelles pour subsister avec les miettes de nos repas…
Dans le beau petit livre de Ruth dans la Bible
nous voyons que la récolte n’est même pas mangé mais provoque rencontre, ouverture, tolérance et peut, dans nos nuits, provoquer la question  de Booz : »Qui es-tu ? » et nous mettre debout … 

Glaner ce qui tombe de ces textes qui nous rejoignent et s’ouvrir à l’inconnu de ce qu’il va faire en nous, dans l’attitude humble du glaneur …
N’hésitez pas vous aussi à envoyer vos propres « coup de cœur » pour mettre en place une rubrique régulière en ce sens !

A propos de la dignité humaine :
« Cette dignité est totalement menacée par cette culture de l’argent ! Il ne suffit pas de donner à manger ! Il faut donner un travail pour celui qui retrouvera alors sa dignité de porter à la maison le pain qu’il aura gagné. Il faut assister mais aussi promouvoir le développement de la personne. » Pape François, au retour de Corée

A propos du Mal :
« … Devant le Mal, les désaccords politiques deviennent vains, voire indécents. Quelque chose cette fois se trouve atteint, non plus dans nos « opinions », mais dans le rapport élémentaire qu’une société civilisée entretien avec la vie, avec la mort, avec l’autre. En apprenant aujourd’hui que des minorités (chrétiens, ­yézidis, etc.) sont épurées en Irak, chassées de leur pays, que certains de leurs membres sont égorgés ou enterrés vivants, l’heure n’est plus à la discussion. C’est ce que nous rappelait le 14 août un dominicain d’Irak, le frère Majid, dans une lettre brûlante « à la conscience du monde ». Il s’agit, cette fois, de claire détermination… »  J.C. Guillebaud  (bloc-notes hebdo « La vie »)

A propos de l’hospitalité :
… Le monothéisme nous a légué la figure d’Abraham. Il accueille dans sa maison à l’ombre du chêne de Mambré les trois visiteurs, des envoyés – angelos en grec –, il ne les connaît pas mais les reçoit en se faisant leur serviteur, sans rien demander quant à leur identité. Il leur prodigue ses attentions. Ils sont chez lui comme chez eux et l’Icône de la Trinité de saint Andreï Roublev à Zagorsk le figure bien. Et eux lui apportent la bonne nouvelle d’un fils alors que sa femme Sarah est stérile. Abraham voit l’étranger comme un porteur de chance. C’est un postulat de sa nature. Voilà pourquoi il aime spontanément l’étranger car il ne peut être qu’un messager du bien. Cette amitié de l’étranger, philoxénia, s’est propagée dans tout le monde sémite, juif et arabe, jusqu’à l’Europe par le christianisme…. L’hospitalité d’Abraham est totale. Elle s’inscrit dans ce que Derrida vante comme l’hospitalité absolue, sans condition, qui se situe hors du champ de l’échange : je te donne, tu me rends. On n’attend rien sinon une surprise de nature divine chez Abraham, et une déconstruction de soi pour aller au-devant de l’hôte chez Derrida. On est curieux de l’autre, au sens ou Paul Veynes donne la curiosité comme définition de l’intelligence.. » Mgr Albert Rouet

 

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